Text Georg Imhof, Martin Berger
Bilder zvg Martin Berger
La Belgique, pays trilingue? La réponse est à géométrie variable … Tous les Belges ne maîtrisent pas l’autre langue … cela nous résonne d’un ton bien familier aux oreilles : oh oui, les Suisses, un peuple tellement multilingue ! La réalité est nettement moins alléchante, c’est à peine si la majorité arrive à bredouiller quelques mots ou bouts de phrases en «welsch», «allemand» voire italien. Les Tessinois s’y sont bien résignés et parlent directement allemand face aux visiteurs …
En Belgique, il faut parfois bien dresser les oreilles, ou attendre quelque temps pour percevoir des accents francophones. C’est évidemment dû aussi aux zones visitées, en fonction du caractère de celles-ci : pour tout ce qui est institutionnel, tout ce qui a un caractère officiel, c’est le français qui domine. Témoin, deux dames à l’information du Musée Royal des Beaux-Arts, très vivaces et incroya-blement intéressées à découvrir les particularités de la Suisse en échange avec les leurs. Elles trouvent le climat entre les groupes linguistiques pas très sain, assez tendu. Cela se sentira-t-il aussi sur le terrain, à savoir en dehors de la capitale ?
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Accueil plurilingue dans les institutions européennes : au Parlement européen, certaines hôtesses d’accueil ne communiquent ni en français ni en anglais ; d’autres clairement en anglais. On note une forte présence de langues slaves, y compris chez les visiteuses et visiteurs.
Notre guide de la ville de Bruxelles, indépendant mais aussi employé par le « Musée d’Histoire europenne », il commence tout de suite à s’expliquer sur sa biographie linguistique pour s’excuser gentiment de son accent, sans aucune gravité, un peu belge et tout simplement sympathique, maîtri-se à merveille le français et les différentes époques contextes d’événements phares, c’est un plaisir de le suivre. Joli talent de communication.
Bruges ou Brügge, belle ville et port il y a quelques siècles – avant l’ensablement – a un air plus fran-cophone. Air plutôt trompeur peut-être ; la guide fait tout pour nous faire sentir cette ambiance. Et elle commence par le béguinage, des ensembles de maisons simples destinés aux béguines, c’est-à-dire membres féminins d’une communauté religieuse offrant un refuge et un cadre de vie protégé aux femmes seules. Ce nom a donné lieu à la création d’expressions toutes faites telles que : elle a le béguin … être un peu fofolle … ; ou avoir un béguin pour quelqu’un … s’amouracher de qn.
Gent ou Gand présentée en trois langues, confortablement embarqués sur une petite barque de croisière. Intéressant pour se faire une oreille et des premiers pas en compréhension du flamand. Pas facile quand même… les mots du moyen allemand se sont fortement arrondis vers le bas du Rhin.
Autre réalité, sous un soleil et une chaleur tapante, à Yser. N’ayez pas trop l’idée de demander le chemin en français, on suscite un certain embarras et les clients du bistrot tournent la tête en cher-chant désespérément un-e Belge flamand du coin capable de répondre dans l’autre langue nationale. Encore heureux qu’on soit tout de suite reconnu comme touriste…
De retour à Bruxelles, le soir, c’est le défilé de groupes espagnols en «paseo» sur leurs anciennes terres (oui, les Flandres et Pays-Bas faisaient autrefois partie du riche patrimoine global des Habsbourg, de la branche espagnole bientôt, et bien longtemps pour la partie à l’avenir belge de ce territoire ; les Pays-Bas s’en affranchiront vite). Quelle animation ? et tous parlent en même temps, cela fait un joli charivari dans les ruelles jusqu’à la Grand-Place, vrai carrefour de rencontres interculturelles, intraeuropéennes encore, pandémie oblige. Les touristes d’Asie restent pour l’instant bloqués chez eux.
Als Schweizer Gruppe fällt man so in Belgien gar nicht auf, unsere Dialekte werden nicht als gar so fremd wahrgenommen; und Französisch ist ja wie im wallonischen Teil, nur nicht mit ihrem Akzent.
Belgierinnen und Belgier zeigten sich wunderbar hilfsbereit und gastfreundlich. Unkompliziert, ausgelassen bis z.T. unüberhörbar an abendlichen Treffs und Gelagen, zfride lebendige Stimmung.
Stadtbild: Unsere Augen mussten auf dem Weg zum Jugendhotel ab und zu über bergige Ansammlungen Abfuhrgut hinwegschauen, den Blick weiter und höher schweifen lassen; das Strassenbild ein Wechselbad: von nüchternen und banalen Häusern über einzelne wirklich hübsch erhaltene oder restaurierte Gebäude bis zur atemberaubend goldschimmernden Grand-Place vor dem Nachthimmel im Mondschein. Bezaubernd.
Reisen aktuell durch Deutschland ist synonym mit Verspätungen; kein Zug zur Weiterfahrt im Badischen Bahnhof Basel, kumulierte Verspätung rund drei Stunden in Brüssel. Keine Stadtführung zum Auftakt, «on fait avec et on se débrouille». Die Klasse nutzt das für Geselligkeit.
















































