Editorial

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Was hat Paris mit Ethik am Hut?


Was hat Paris mit Ethik am Hut?


Text Martin Berger

Bilder Wikipedia

 

PARIS: ein permanenter Tourismusmagnet mit Highlights, die man gesehen haben muss. Während der Ethikwoche warfen wir auch einen anderen Blick auf die pulsierende Metropole und besuchten Wirkungsorte bekannter Künstlerinnen.

 

Was Paris charakterisiert, ist die Rolle der Stadt als Treffpunkt und Hochburg von Kulturschaffenden aus allen Kulturen. Werke in allen Schattierungen und Formen, von Tradition und Kommerzialismus über Avantgardismus bis zu experimentellem Kulturschaffen treffen hier aufeinander, inspirieren einander, rivalisieren.

 

Wir legten den Fokus auf sieben Kulturtäterinnen aus den verschiedensten Gebieten, von Modeschöpferin über Music-Hall-Tänzerin bis zur gutbürgerlichen Kunstmalerin, um ihren Werdegang und ihre Karrieren als Frauen unter die Lupe zu nehmen.

 

Inwiefern beeinflusst das Geschlecht, die gesellschaftlichen Konventionen ihren Erfolg? Oder ihr Anprallen an eine gläserne Decke der sozial gesetzten Schranke, die ihren Durchbruch, ihre Berühmtheit zu Lebzeiten verhindert hat? Welche Rolle spielten die Männer, «ihre» Männer oder Förderer? Welche Phasen durchlief die Entwicklung ihrer Persönlichkeit, immer im Wechselspiel mit ihrem jeweiligen sozialen, politischen oder kulturellen Kontext? Wie gingen sie um mit Krisen, moralischer Verurteilung durch die (scheinheilige) gute Gesellschaft (Camille Claudel; Arletty), schafften sie Comebacks (Joséphine Baker), versanken sie in Vergessenheit (Arletty, bis auf ihre letzten Jahre) oder gerieten Isolation durch ihr plötzlich krass unzeitgemässes Gehabe (Coco Chanel)?

 

Solche Gedankengänge verbanden die gemeinsamen Besuche wichtiger Stätten im Leben dieser Künstlerinnen an ausgewählten, oft wenig bekannten Adressen in Paris. Daneben blieb viel Raum für freies Entdecken dieser hoch attraktiven Metropole im warmen Frühlingsgewand.


Mehr lesen…

 

 

Bleibende Eindrücke von Teilnehmenden

 

«À peine arrivée à Paris, j’étais déjà amoureuse de cette ville et je me suis promis d’y retourner dès que possible. C’était la première fois que je venais à Paris et j’étais très heureuse d’avoir eu cette chance grâce à nos accompagnateurs, Martin Berger et Andrea Gäumann, et au lycée. Pour moi, la ville a quelque chose de magique. Pas seulement le soir, quand on mange une délicieuse crêpe sous la Tour Eiffel illuminée, mais aussi pendant la journée, quand on se promène dans les ruelles de Paris. J’ai passé un temps merveilleux à Paris et j’ai hâte d’y retourner.» (Linda)

 

«Ich wollte mich noch bedanken für die tolle Woche in Paris. Es war wirklich sehr schön und das Thema war auch sehr interessant und ich habe viel Neues dazu gelernt.» (Jeanne)

 

«Ich schaue sehr gerne auf die Paris-Reise zurück. Wir hatten eine tolle und abwechslungsreiche Zeit. Ich genoss die interessanten Gruppenausflüge in Museen und Galerien und die gemeinsamen Abendessen. Aber auch die Freizeit, welche es erlaubte, die Stadt in Gruppen selber zu erkunden, schätzte ich sehr. Wir lernten viel über die Kultur und Geschichte der Stadt, es gab aber auch immer Platz für Witze und es wurde viel gelacht. Mein persönliches Highlight war sicher der Eiffelturm, den wir spät am Abend besucht haben und so von oben über die ganze Stadt mit all ihren Lichtern schauen konnten. Ein bisschen Action war auch dabei, da ich ja meine ID verloren habe … aber dieses Problem konnten wir auch lösen …» (Mia)

 

 

Sur les pas de Joséphine Baker à Paris (parcours préparé par Jeanne Vuille, 23gG, et Simon Maurer, 23gC)

 

Le Théâtre des Champs-Elysées

Joséphine est née à St. Louis, Missouri, aux États-Unis. Sa famille était pauvre et elle a dû apprendre très tôt à être indépendante. À 11 ans, Joséphine a vécu des scènes de lynchage, avec près de cent Afro-Américains tués. Cet évènement l’a profondément marquée. À 13 ans, elle s’est mariée avec Willie Wells, mais elle s’est rapidement séparée de lui, et peu de temps après, elle s’est remariée avec Willie Baker, qui lui a donné son nom de famille. Joséphine a commencé sa carrière au Booker Washington Theatre avec un petit rôle. À 16 ans, elle jouait au Standart Theatre à Philadelphie. Par la suite, de nombreux concerts ont eu lieu à New York, où ses premières présentations musicales ont eu lieu. À New York, elle a fait connaissance avec le poète allemand Karl Gustav Vollmöller, qui l’a recommandée à Paris. À Paris, elle a participé à La Revue Nègre au Théâtre des Champs-Elysées.

 

À cause de ce spectacle musical, le jazz à gagné beaucoup d’attention. À l’époque, on rêvait de plus d’exotisme et ainsi la « Revue Nègre » était très populaire. La culture noire s’est répandue en Europe et est devenue un symbole de liberté, de créativité, d’insouciance et d’amour.

 

Le Théâtre des Champs-Elysées a 1900 places assises et est très somptueux avec beaucoup de structures dorées. Il a été construit par Auguste Perret de 1911 à 1913. Aujourd’hui, des concerts classiques ont lieu au Théâtre des Champs-Elysées.

 

La Madeleine
Joséphine Baker est morte d’une hémorragie cérébrale le 12 avril 1975. Les funérailles de Joséphine Baker ont eu lieu à l’église de la Madeleine à Paris. Nous nous souvenons d’elle comme d’une grande artiste et combattante contre le racisme. La Madeleine est une église chrétienne, mais elle ne semble pas très typique. L’église avait eu une longue période de construction. La construction de l’église avait commencé en 1764 et s’est terminée, avec quelques interruptions, en 1842 seulement.

 

La Madeleine a été construite sur le modèle des édifices romains. L’intérieur de La Madeleine est très somptueux avec un grand orgue doré. Il y a beaucoup de peintures murales religieuses et beaucoup de statues. Les funérailles de nombreuses personnalités célèbres avaient eu lieu dans cette église, par exemple celles de Fréderic Chopin et de Coco Chanel.

 

L’Olympia
Joséphine a fait son dernier spectacle à Paris dans la salle de l’Olympia en 1956. Quelques années plus tard, elle est revenue encore là-bas.

 

L’Opéra Garnier
Joséphine Baker a vécu au deuxième étage de L’Opéra Garnier, la somptueuse salle d’opéra de Paris.

 

La salle des Folies Bergère
Joséphine était connue pour s’habiller de façon glamoureuse et serrée et pour danser le Charleston, danse à la mode dans les « années folles », les années 1920 (elle aurait dit «the roaring twenties»). Elle était aussi connue pour porter une robe banane. Joséphine a dansé dans cette robe banane dans la salle des Folies Bergère de 1926 à 1927 et cela a fait d’elle une très grande star. Aux Folies Bergère, beaucoup d’artistes étaient sur scène, dont Jacky Sardou, Fernandel, Jean Gabin et Charlie Chaplin. Cette salle qui a 130 ans actuellement, avait été autrefois un champ où coulait une rivière qui est aujourd’hui souterraine.
La salle des Folies Bergère se trouve dans le 09ème arrondissement près du quartier des Grands Boulevards.

 

Le Casino de Paris
Non loin de l’église de la Trinité se trouve une autre salle mythique marquée par la présence de Joséphine Baker. Le Casino de Paris. Dans le Casino de Paris la chanson « J’ai deux amours » est née. Dans cette chanson, elle chante de ses deux amours, son pays et Paris. Là, Joséphine était sur scène avec un léopard. Il s’appelait «Chiquita» et lui a été offert par le directeur du Casino de Paris : Henri Varna. D’autres chansons populaires de Joséphine Baker étaient Pretty Little Baby et Aux Îles Hawai.

 

La Deuxième Guerre mondiale
Sous l’Occupation par l’Allemagne nazie, Joséphine Baker utilisait ses relations pour se faire inviter aussi souvent que possible dans les cocktails donnés dans les ambassades pour recevoir des informations sur les troupes ennemies. Elle recueillait des informations précieuses sur les mouvements des troupes allemandes et les intentions de Mussolini au début de la guerre dans les ambassades d’Italie et du Portugal. Du fait qu’elle a alors un brevet de pilote, elle rejoint, pour masquer son engage-ment dans l’espionnage, les Infirmières Pilotes Secouristes de l’Air (IPSA) et accueille des réfugiés de la Croix Rouge. Plus tard, elle soutenait le moral des troupes et organise des spectacles et offrait ses gages à l’armée française. Entre 1943 et 1944, elle mettra à la disposition des «œuvres sociales de l’armée de l’air» plus de 10 millions de francs. Le 23 mai 1944, elle a été officiellement engagée dans l’armée de l’air pour la durée de la guerre à Alger. Elle est devenue sous-lieutenant, rédactrice première classe, niveau officier de propagande. Après la guerre, elle est promue chevalier de la Légion d’Honneur et reçoit la Croix de guerre avec palme.

 

De l’héroïne de la Résistance à la «tribu arc en ciel»
Elle était une femme engagée qui s’occupait des autres et des causes qu’elle défendait. Elle était une grande figure de la Résistance en Franc ; plus tard, elle, soutiendra Martin Luther King et son mouvement pour les droits civiques.

 

En 1947, Joséphine Baker se marie avec le chef d’orchestre Jo Bouillon (1908 – 1984). N’ayant pas d’enfant, à plus de quarante ans, elle forme le projet de constituer une famille avec des enfants de toutes les couleurs et de les élever dans la fraternité et l’universalisme. Elle a nommé ces 12 orphelins sa «tribu arc en ciel».

 

Cet engagement généreux pour des orphelins qui venaient de différents coins du monde la conduira presque à la ruine. L’entretien de la famille et du domaine, le château des Milandes, en Dordogne (sud-ouest du Massif Central) coûte fort cher. Plusieurs fois, le domaine était sur le point d’être mis en vente aux enchères[Zwangsversteigerung]. Plusieurs mobilisations d’aide des Français moyens comme des élites intellectuelles (François Mauriac) ou politiques (Antoine Pinay) et bien sûr des artistes (Line Renaud, Dalida) ne sauveront pas le domaine des Milandes d’où elle se fait expulser en 1969 dans des conditions dramatiques. Après un passage à Paris, grâce à la Princesse de Monaco (l’ancienne actrice Grace Kelly), la tribu arc-en-ciel trouve refuge sur la Côte d’Azur dans une villa à Roquebrune-Cap-Martin.

 

(LINK Padlet)

 

 

1

Abschlussklassen

Verabschiedungen

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Was hat Paris mit Ethik am Hut?


Text Martin Berger

Bilder Wikipedia

 

PARIS: ein permanenter Tourismusmagnet mit Highlights, die man gesehen haben muss. Während der Ethikwoche warfen wir auch einen anderen Blick auf die pulsierende Metropole und besuchten Wirkungsorte bekannter Künstlerinnen.

 

Was Paris charakterisiert, ist die Rolle der Stadt als Treffpunkt und Hochburg von Kulturschaffenden aus allen Kulturen. Werke in allen Schattierungen und Formen, von Tradition und Kommerzialismus über Avantgardismus bis zu experimentellem Kulturschaffen treffen hier aufeinander, inspirieren einander, rivalisieren.

 

Wir legten den Fokus auf sieben Kulturtäterinnen aus den verschiedensten Gebieten, von Modeschöpferin über Music-Hall-Tänzerin bis zur gutbürgerlichen Kunstmalerin, um ihren Werdegang und ihre Karrieren als Frauen unter die Lupe zu nehmen.

 

Inwiefern beeinflusst das Geschlecht, die gesellschaftlichen Konventionen ihren Erfolg? Oder ihr Anprallen an eine gläserne Decke der sozial gesetzten Schranke, die ihren Durchbruch, ihre Berühmtheit zu Lebzeiten verhindert hat? Welche Rolle spielten die Männer, «ihre» Männer oder Förderer? Welche Phasen durchlief die Entwicklung ihrer Persönlichkeit, immer im Wechselspiel mit ihrem jeweiligen sozialen, politischen oder kulturellen Kontext? Wie gingen sie um mit Krisen, moralischer Verurteilung durch die (scheinheilige) gute Gesellschaft (Camille Claudel; Arletty), schafften sie Comebacks (Joséphine Baker), versanken sie in Vergessenheit (Arletty, bis auf ihre letzten Jahre) oder gerieten Isolation durch ihr plötzlich krass unzeitgemässes Gehabe (Coco Chanel)?

 

Solche Gedankengänge verbanden die gemeinsamen Besuche wichtiger Stätten im Leben dieser Künstlerinnen an ausgewählten, oft wenig bekannten Adressen in Paris. Daneben blieb viel Raum für freies Entdecken dieser hoch attraktiven Metropole im warmen Frühlingsgewand.


Mehr lesen…

 

 

Bleibende Eindrücke von Teilnehmenden

 

«À peine arrivée à Paris, j’étais déjà amoureuse de cette ville et je me suis promis d’y retourner dès que possible. C’était la première fois que je venais à Paris et j’étais très heureuse d’avoir eu cette chance grâce à nos accompagnateurs, Martin Berger et Andrea Gäumann, et au lycée. Pour moi, la ville a quelque chose de magique. Pas seulement le soir, quand on mange une délicieuse crêpe sous la Tour Eiffel illuminée, mais aussi pendant la journée, quand on se promène dans les ruelles de Paris. J’ai passé un temps merveilleux à Paris et j’ai hâte d’y retourner.» (Linda)

 

«Ich wollte mich noch bedanken für die tolle Woche in Paris. Es war wirklich sehr schön und das Thema war auch sehr interessant und ich habe viel Neues dazu gelernt.» (Jeanne)

 

«Ich schaue sehr gerne auf die Paris-Reise zurück. Wir hatten eine tolle und abwechslungsreiche Zeit. Ich genoss die interessanten Gruppenausflüge in Museen und Galerien und die gemeinsamen Abendessen. Aber auch die Freizeit, welche es erlaubte, die Stadt in Gruppen selber zu erkunden, schätzte ich sehr. Wir lernten viel über die Kultur und Geschichte der Stadt, es gab aber auch immer Platz für Witze und es wurde viel gelacht. Mein persönliches Highlight war sicher der Eiffelturm, den wir spät am Abend besucht haben und so von oben über die ganze Stadt mit all ihren Lichtern schauen konnten. Ein bisschen Action war auch dabei, da ich ja meine ID verloren habe … aber dieses Problem konnten wir auch lösen …» (Mia)

 

 

Sur les pas de Joséphine Baker à Paris (parcours préparé par Jeanne Vuille, 23gG, et Simon Maurer, 23gC)

 

Le Théâtre des Champs-Elysées

Joséphine est née à St. Louis, Missouri, aux États-Unis. Sa famille était pauvre et elle a dû apprendre très tôt à être indépendante. À 11 ans, Joséphine a vécu des scènes de lynchage, avec près de cent Afro-Américains tués. Cet évènement l’a profondément marquée. À 13 ans, elle s’est mariée avec Willie Wells, mais elle s’est rapidement séparée de lui, et peu de temps après, elle s’est remariée avec Willie Baker, qui lui a donné son nom de famille. Joséphine a commencé sa carrière au Booker Washington Theatre avec un petit rôle. À 16 ans, elle jouait au Standart Theatre à Philadelphie. Par la suite, de nombreux concerts ont eu lieu à New York, où ses premières présentations musicales ont eu lieu. À New York, elle a fait connaissance avec le poète allemand Karl Gustav Vollmöller, qui l’a recommandée à Paris. À Paris, elle a participé à La Revue Nègre au Théâtre des Champs-Elysées.

 

À cause de ce spectacle musical, le jazz à gagné beaucoup d’attention. À l’époque, on rêvait de plus d’exotisme et ainsi la « Revue Nègre » était très populaire. La culture noire s’est répandue en Europe et est devenue un symbole de liberté, de créativité, d’insouciance et d’amour.

 

Le Théâtre des Champs-Elysées a 1900 places assises et est très somptueux avec beaucoup de structures dorées. Il a été construit par Auguste Perret de 1911 à 1913. Aujourd’hui, des concerts classiques ont lieu au Théâtre des Champs-Elysées.

 

La Madeleine
Joséphine Baker est morte d’une hémorragie cérébrale le 12 avril 1975. Les funérailles de Joséphine Baker ont eu lieu à l’église de la Madeleine à Paris. Nous nous souvenons d’elle comme d’une grande artiste et combattante contre le racisme. La Madeleine est une église chrétienne, mais elle ne semble pas très typique. L’église avait eu une longue période de construction. La construction de l’église avait commencé en 1764 et s’est terminée, avec quelques interruptions, en 1842 seulement.

 

La Madeleine a été construite sur le modèle des édifices romains. L’intérieur de La Madeleine est très somptueux avec un grand orgue doré. Il y a beaucoup de peintures murales religieuses et beaucoup de statues. Les funérailles de nombreuses personnalités célèbres avaient eu lieu dans cette église, par exemple celles de Fréderic Chopin et de Coco Chanel.

 

L’Olympia
Joséphine a fait son dernier spectacle à Paris dans la salle de l’Olympia en 1956. Quelques années plus tard, elle est revenue encore là-bas.

 

L’Opéra Garnier
Joséphine Baker a vécu au deuxième étage de L’Opéra Garnier, la somptueuse salle d’opéra de Paris.

 

La salle des Folies Bergère
Joséphine était connue pour s’habiller de façon glamoureuse et serrée et pour danser le Charleston, danse à la mode dans les « années folles », les années 1920 (elle aurait dit «the roaring twenties»). Elle était aussi connue pour porter une robe banane. Joséphine a dansé dans cette robe banane dans la salle des Folies Bergère de 1926 à 1927 et cela a fait d’elle une très grande star. Aux Folies Bergère, beaucoup d’artistes étaient sur scène, dont Jacky Sardou, Fernandel, Jean Gabin et Charlie Chaplin. Cette salle qui a 130 ans actuellement, avait été autrefois un champ où coulait une rivière qui est aujourd’hui souterraine.
La salle des Folies Bergère se trouve dans le 09ème arrondissement près du quartier des Grands Boulevards.

 

Le Casino de Paris
Non loin de l’église de la Trinité se trouve une autre salle mythique marquée par la présence de Joséphine Baker. Le Casino de Paris. Dans le Casino de Paris la chanson « J’ai deux amours » est née. Dans cette chanson, elle chante de ses deux amours, son pays et Paris. Là, Joséphine était sur scène avec un léopard. Il s’appelait «Chiquita» et lui a été offert par le directeur du Casino de Paris : Henri Varna. D’autres chansons populaires de Joséphine Baker étaient Pretty Little Baby et Aux Îles Hawai.

 

La Deuxième Guerre mondiale
Sous l’Occupation par l’Allemagne nazie, Joséphine Baker utilisait ses relations pour se faire inviter aussi souvent que possible dans les cocktails donnés dans les ambassades pour recevoir des informations sur les troupes ennemies. Elle recueillait des informations précieuses sur les mouvements des troupes allemandes et les intentions de Mussolini au début de la guerre dans les ambassades d’Italie et du Portugal. Du fait qu’elle a alors un brevet de pilote, elle rejoint, pour masquer son engage-ment dans l’espionnage, les Infirmières Pilotes Secouristes de l’Air (IPSA) et accueille des réfugiés de la Croix Rouge. Plus tard, elle soutenait le moral des troupes et organise des spectacles et offrait ses gages à l’armée française. Entre 1943 et 1944, elle mettra à la disposition des «œuvres sociales de l’armée de l’air» plus de 10 millions de francs. Le 23 mai 1944, elle a été officiellement engagée dans l’armée de l’air pour la durée de la guerre à Alger. Elle est devenue sous-lieutenant, rédactrice première classe, niveau officier de propagande. Après la guerre, elle est promue chevalier de la Légion d’Honneur et reçoit la Croix de guerre avec palme.

 

De l’héroïne de la Résistance à la «tribu arc en ciel»
Elle était une femme engagée qui s’occupait des autres et des causes qu’elle défendait. Elle était une grande figure de la Résistance en Franc ; plus tard, elle, soutiendra Martin Luther King et son mouvement pour les droits civiques.

 

En 1947, Joséphine Baker se marie avec le chef d’orchestre Jo Bouillon (1908 – 1984). N’ayant pas d’enfant, à plus de quarante ans, elle forme le projet de constituer une famille avec des enfants de toutes les couleurs et de les élever dans la fraternité et l’universalisme. Elle a nommé ces 12 orphelins sa «tribu arc en ciel».

 

Cet engagement généreux pour des orphelins qui venaient de différents coins du monde la conduira presque à la ruine. L’entretien de la famille et du domaine, le château des Milandes, en Dordogne (sud-ouest du Massif Central) coûte fort cher. Plusieurs fois, le domaine était sur le point d’être mis en vente aux enchères[Zwangsversteigerung]. Plusieurs mobilisations d’aide des Français moyens comme des élites intellectuelles (François Mauriac) ou politiques (Antoine Pinay) et bien sûr des artistes (Line Renaud, Dalida) ne sauveront pas le domaine des Milandes d’où elle se fait expulser en 1969 dans des conditions dramatiques. Après un passage à Paris, grâce à la Princesse de Monaco (l’ancienne actrice Grace Kelly), la tribu arc-en-ciel trouve refuge sur la Côte d’Azur dans une villa à Roquebrune-Cap-Martin.

 

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